RDC. EDDY KAPEND LAMANŒUVR EÉLÉGANTE DE FATSHI


Face à la presse le mercredi 1er juillet 2020, le président Félix Antoine Tshisekedi (Fatshi) annonce la commutation de la sentence d’Eddy Kapend. La condamnation de l’ex-aide de camp de feu Laurent-Désiré Kabila passe de la peine de mort à l’emprisonnement à perpétuité. Tout commence en janvier 2001. Le président Laurent-Désiré Kabila est assassiné par un soldat « Kadogo ». Le colonel Kapend est interpelé puis condamné à la peine capitale. Il a toujours clamé son innocence.
En 2018, sa famille avait adressé une correspondance au président Joseph Kabila pour demander saclémence. Une requête restée sans suite. Bien avant, en 2005, ASADHO, l’association africaine pour la défense des droits de l’homme avait rédigé un document qui amnistiait Eddy Kapend, en
vain. En 2016, l’accord de la saint-sylvestre l’avait identié comme détenu pouvant être libéré au titre de la décrispation politique, sans succès. En 2019 dès son arrivée au palais de la nation, Félix Tshisekedi tente de négocier la remise en liberté du prisonnier Kapend auprès de Joseph Kabila, qui lui oppose une n de non recevoir. Quelques mois plus tard, lorsqu’il accorde la liberté à certains prisonniers politiques, il déclare, embarrassé, à propos du cas Kapend « je ne sais pas s’il est graciable
(…) ». Le 30 juin 2020, par une mesure collective de grâce, le chef de l’État commue la peine de
servitude pénale à perpétuité en peine de vingt ans de prison. Une manière astucieuse qui permet à Kapend de recouvrer prochainement la liberté, en contournant le Raïs.

Source :RDC. EDDY KAPEND LA MANŒUVRE
ÉLÉGANTE DE FATSHI