En appel le 24 juillet, La main noire chez KAMERHE, une dénonciation des proches…

Retour sur ce dossier de notre rédaction

L’arrestation du principal allié politique du président Tshisekedi, l’affaire a mis en détention plusieurs têtes et a ouvert plusieurs séquences dont plusieurs autres têtes pourraient couler.

Pourquoi d’abord Kamerhe ! La situation est tendue ces derniers jours, le milieu politique, juridique, journalistique s’affrontent par rapport au dossier Kamerhe, le propos méprisants d’Alexis Tambwe Mwamba à l’égard de l’institution Président de la République, la réplique de Kabund à Kabund, ces spectacles de positionnement politiciens fragilisent les institutions au moment où le pays , peine pour construire une réponse sanitaire à la pandémie de COVID 19 .
Des guerres froides de la discorde, qui continuent de ruiner le peuple souverain à la misère.

L’arrestation du directeur de cabinet du Chef de l’Etat congolais Felix Tshisekedi,
Monsieur Vital Kamerhe, pilier de la coalition CACH, va sans doute modifier les agendas politiques des uns et des autres. Mais pourrait aussi servir de cas d’école pourl’appareil judiciaire congolais,si celle-ci est neutre et non caricaturé en fonction des couleurs politique.

Aux dernières nouvelles, malgré la légitimité de la demande de mise en liberté provisoire, le tribunal de Kinshasa Matete a refusé la remise en liberté provisoire sollicitée par les avocats de Vital Kamerhe, et ce dernier devra passer
encore 15 jours en prison, le temps pour les instructeurs de poursuivre leurs investigations.

KAMERHE, libertés provisoires rejetées

« Le temps de fabriquer des preuves par la justice » dénonce un député de l’UNC.
Les avocats de Vital Kamerhe estiment cependant que le dossier du juge est vide.
Une telle détention prolongée serait injustifiée. Un député de l’UNC, parti de Vital Kamerhe, accuse la justice de maintenir son leader en prison, “le temps de fabriquer des preuves”. Rapporte politico.cd

“Ils font de pressions et du chantage à notre Président. Ils lui exigent de signer sa démission, en plus de leur remettre des grosses sommes d’argent afin d’échanger cela contre sa libération.
C’est inacceptable. C’est une justice politisée et mafieuse“, dénonce ce député.

Les avocats de la défense, précisent sur les quatre vérités de Vital Kamerhe aux griefs lui reprocher par la justice

« Le directeur de cabinet du chef de l’Etat, Vital Kamerhe, a rejeté en bloc toutes
les accusations mises à sa charge par la justice.
Celles-ci portent notamment sur le détournement des fonds publics en passant
par le mécanisme d’attribution de marchés publics de gré à gré à des entreprises
fictives dont Samibo (47 millions USD) et Trade Plus (10 millions USD).

En effet, le leader de l’Union pour la nation congolaise (UNC) a tenu, d’après une
source judiciaire, à donner sa version de faits en quatre points, ci-après :

Primo. Tous les marchés publics qui existent entre la République et les tiers ont été hérités du Gouvernement Tshibala.

Secundo. Aucun contrat de passation d’un marché public de gré à gré ne porte sa signature.

Tertio. Il n’est pas de la responsabilité d’un directeur de cabinet du chef de l’Etat, de son état, de suivre l’affectation des fonds payés directement par la banque
dans les comptes desdites entreprises.

Quarto. Il existe toute une équipe qui était chargée de la supervision des travaux dont font partie les ministres en fonction.
C’est dans ce cadre que Vital Kamerhe a évoqué, à titre illustratif, les noms de Thomas Lukaka (actuel ministre de l’ESU et ex. ministre des ITPR), Willy Ngopos, l’actuel ministre des ITPR et le gouverneur de la BCC qui, d’après lui, ne sont nullement inquiétés.

A cette liste, s’ajoute le ministre de la Santé publique, Eteni Longondo, qui,
rappelé Kamerhe, avait fait l’expertise des médicaments livrés par Trade Plus et déclaré, en Conseil des ministres, qu’ils étaient conformes avant de les réceptionner et les mettre à la disposition des services habilités.

Une fois de plus, a – t – il insisté, « c’est à tort que le parquet le rend responsable dans ce dossier. »

Cette ligne de défense de Vital Kamerhe a permis à ses avocats de soutenir que
les faits lui reprochés se fondent sur des suppositions et ne sont nullement
infractionnels tant qu’il y a absence totale d’indices sérieux de culpabilité.

FCC, UNC, UDPS alliés et rivaux

Une « Guerre froide » au sein de la coalition au pouvoir ? Explique actualités.cd

L’initiative du Ministre de la Justice, du reste louable, n’est pas politiquement sans motivation.
C’est une expression de l’appréhension de la vision du Chef de l’Etat. Ça pourrait, en plus, constituer une aubaine d’exploiter, en toute légalité, une brèche ouverte dans la fougue de l’alternance par le programme de 100 jours.
Ce au profit du FCC pointé du doigt sur la lenteur de l’application de la politique du Chef de l’Etat l’on se souvient de la menace de Félix Tshisekedi,janvier 2020 à Londres, de dissoudre l’Assemblée nationale.

De même ses nombreuses postures discursives qui seraient peu rassurantes pour son partenaire de la coalition. Les diatribes des ténors de l’UDPS. Etc.
Il est possible que le Président de la République et son Directeur de cabinet soient en froid.
Ce qui, dans une certaine mesure, expliquerait cela. Il est aussi possible que, fondamentalement, le Chef de l’Etat se refuse de courir le risque de se dédire après avoir promis urbi et orbi de ne pas interférer dans les dossiers judiciaires. L’obstruction à la justice va lui desservir.

Accepter de maintenir son Directeur de cabinet en prison, sans le suspendre, est une manifestation de l’attachement tacite du Chef de l’Etat envers ce dernier, sérieusement exposé à une artillerie « imperceptible » dont les dispositifs bénéficieraient de la tension entre l’UDPS et l’UNC.

Le substrat politique de l’enquête judiciaire consisterait ainsi en un moyen de pression du FCC pour arracher des compromis, se fondant sur des dossiers « compromettants » dont pourraient se saisir l’Assemblée nationale et le Sénat.
« La décision de poursuites ainsi que la mise en accusation du Président de la République et du Premier ministre sont votées à la majorité des deux tiers des membres du Parlement composant le Congrès suivant la procédure prévue par Règlement intérieur. » (Article 166 alinéa 1er de la Loi fondamentale).

Le FCC, qui dispose d’une écrasante majorité au sein de deux chambres du Parlement, a la latitude, lorsque l’occasion s’y prêterait et quand il en jugerait opportun, de prendre et de mener, à la régulière, de peser ou de renverser la balance.
Dans les rues de Kinshasa, les points de vue divergent : pour les uns, en effet, Félix Tshisekedi veut s’est débarrassé d’un potentiel concurrent aux prochaines
élections. « Quand on est pressé, on finit par tout rater.
Monsieur Kamerhe pensait déjà aux scrutins de 2023 et n’a cessé d’attribuer ses ambitions à ses sympathisants au point de frustrer la base de l’UDPS, parti du président
Tshisekedi », annonce le point.fr.

D’autres y voient par contre des manœuvres de l’ex-président Joseph Kabila, en vue de baliser la voie de son retour aux affaires en 2023. Cette dernière théorie prend de plus en plus d’ampleur, et pour cause : Jeannine Mabunda Lioko Mudiayi et Alexis Thambwe Mwamba, respectivement présidente de l’Assemblée nationale et président du Sénat, annoncent la convocation d’un congrès pour en principe valider l’état d’urgence sanitaire décrété par le chef de l’État.

Manigance obscure, dénoncent les uns et les autres.

En effet, précise Alexis Thambwe, « la RDC est en état d’urgence de fait et non de droit parce-que la procédure n’a pas été respectée conformément à l’article 166 de la Constitution ». Les sénateurs et députés vont pouvoir proposer le prolongement de l’état d’urgence pour 15 jours.

Non-respect des mesures du Chef de l’État Félix Tshisekedi,

En pleine crise de covid19RDC « je veux instruire au gouvernement…; d’interdire les rassemblements confinés surtout de plus de 20 personnes »…
Cette mesure d’abord rejetée par le procureur général du parquet de Matete qui invite Vital kamerhe en pleine crise de la pandémie sachant que celui-ci est leader d’un grand Parti politique et expose des nombreux Congolais, qui coûte que coûte viendraient soutenir le président de l’UNC

Mabunda et Mwamba annoncent la convocation du congrès, un congrès qui
pourrait réunir plus de milliers des personnes. Pour beaucoup, ce rendez-vous serait un prétexte. Il y aurait un agenda caché qui viserait à mettre en accusation le président Félix Tshisekedi pour haute trahison, et pour les rumeurs les plus folles, le faire destituer au regard des prescrits de l’article 165 alinéa 2
de la Constitution du pays.
C’est l’une des pistes que soutient Noël Tshiani, candidat malheureux à la dernière présidentielle, qui demande à Félix Tshisekedi
de dissoudre immédiatement le Parlement si « les présidents de deux chambres
ne communiquent pas l’ordre du jour et les matières à traiter lors de leur prochain congrès très suspect.

Du côté du camp Kabila, la prudence est de mise. Dans son récent point de presse, le porte-parole de la majorité présidentielle et communicateur du FCC, Alain-André Atundu, interrogé sur cette affaire, a laissé entendre que « la coalition FCC-CACH n’est pas un syndicat du crime pour se protéger
mutuellement contre les méfaits de chacun ».

Nombreux s’interrogent qu’un proche de Tshisekedi invité et accuser par la justice,

un congrès en précipitation; pourquoi toutes ces précipitations pendant que tous rassemblements en pleine crise de Coronavirus sont interdits,

à quoi joue la machine politique et judiciaire ?

Quel est le plan noir?

Le Directeur de cabinet du Chef de l’État Vital KAMERHE placé sous mandat d’arrêt provisoire depuis le 8 avril. Il a été entendu pendant près de 6 heures, dans le cadre des enquêtes sur l’exécution du programme d’urgence du chef del’État et a été conduit en garde à vue à la prison centrale de Makala et placéactuellement en détention préventive, ses avocats mobilisés pour la demande
de sa mise en liberté provisoire.

Comment analyser ces précipitations en pleine crise de covid19 en RDC ?

Que cachent les politiques

De cette artillerie imperceptible, l’avenir nous dira davantage

Dossier à suivre

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