RDC: tuerie de Kipupu au Sud Kivu, 10 jours après, les FARDC assurent avoir sécurisé la zone

Les informations sur l’attaque du village de Kipupu dans la nuit du 16 au 17 juillet restent parcellaires. Selon les chercheurs du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST), qui s’appuie sur un réseau de sources locales, 18 civils auraient été tués. Mais dans une déclaration, des députés provinciaux parlent de « plus de 220 personnes massacrées, des femmes violées, des maisons incendiées et du bétail volé ».

Depuis l’attaque, les FARDC assurent avoir sécurisé la zone. Une délégation de députés provinciaux devrait se rendre sur place ainsi qu’une équipe de la Monusco qui doit arriver… pour tenter d’établir des faits avérés.

La confusion grandit en Republique Democratique du Congo, dix jours après la tuerie dans le village de Kipupu, situé sur les haut-plateaux du Sud-Kivu, à l’est du pays. L’attaque a été perpétrée par au moins un groupe armé : la milice d’autodéfense Twirwaneho qui l’a revendiquée dans un communiqué. Mais le bilan des morts et le déroulé des faits sont difficiles à établir tant la région est enclavée.

Depuis près d’un an, les violences sont en augmentation dans la région. Cette fois, l’attaque fait particulièrement réagir, notamment dans un entretien vidéo avec timbisa news de l’ambassadeur universel de la paix, pardonne Kaliba, lui-même originaire du Sud-Kivu.

Mais aussi sur Twitter, le docteur Mukwege dénonce ainsi « les comptes macabres de Kipupu, dans la droite ligne des massacres qui frappent la RDC depuis 1996 » et la première guerre du Congo.