2 août, naissance d’une rébellion appelée la Deuxième guerre du Congo

La deuxième guerre du Congo est un conflit armé qui se déroule sur le territoire de la république démocratique du Congo (RDC, anciennement Zaïre) de 1998 à 2002, avec une fin formelle le 30 juin 2003 


Le 2 août 1998, naissance d’une rébellion à l’est de la RD Congo, qui deviendra par la suite RCD.
C’était un dimanche… Avec sa voix autoritaire, le commandant [devenu plus tard Général] Sylvain Buki (alors commandant du 10ème bataillon des Forces Armées Congolaises, basé à Goma) annonce sur les ondes de la voix du peuple (RTNC-Goma) qu’une partie de l’armée vient de décider de déchoir le président Laurent-Désiré Kabila.
Il le dit à travers une phrase tristement célèbre, en Swahili : « TUNA MUONDOWA MADARAKANI ». Et c’était le début d’une des plus meurtrières rebellions de l’Histoire de la RD Congo. Une rébellion qui changera, pendant cinq ans, le paysage sécuritaire et politique de la région des grands lacs.
Cette rébellion, née clandestinement avec l’appui du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi, s’appellera plus tard Rassemblement Congolais pour la Démocratie, RCD, composée d’une part des anciens de l’AFDL, des Mobutistes et des recrues politiques de tous horizons.
Certains offices de droits humains et de la politique internationale qualifieront, quelque temps après, la guerre lancée par le RCD, de « première guerre internationale Africaine » qui aurait fait plus de six million des morts.

Des chercheurs éclairent l’avenir

La deuxième guerre du Congo est un conflit armé qui se déroule sur le territoire de la république démocratique du Congo (RDC, anciennement Zaïre) de 1998 à 2002, avec une fin formelle le 30 juin 2003. Elle impliqua neuf pays africains, et une trentaine de groupes armés, ce qui en fait la plus grande guerre entre États dans l’histoire de l’Afrique contemporaine. Elle est aussi surnommée la « grande guerre africaine » ou encore la « (première) guerre mondiale africaine »[3],[4],[5]. Elle est aussi nommée « deuxième guerre de libération nationale »[5].

Ce conflit a engendré de nombreux viols et massacres et entraîné, selon les sources, le décès de 183 000 personnes selon des démographes européens[6] à environ 4 à 4,5 millions de personnes principalement de famine et de maladies selon un rapport de l’International Rescue Committee. Des millions d’autres ont été déplacées de leurs terres ou ont trouvé refuge dans les pays voisins