Malgré leur nomination à la cour de cassation, Jean Ubulu et Noël Kilomba contestent la procédure utilisée par Tshisekedi. Documents

Attendu ce mardi pour prêter serment, deux juges de la cour constitutionnelle Jean Ubulu Mpungu et Noël Kilomba Ngozimala nommés Présidents à la Cour de cassation par une ordonnance du Chef de l’État Félix Tshisekedi le 17 juillet 2020 souhaitent rester à la Cour constitutionnelle pour y achever leurs mandats constitutionnels.

Pendant que ces nominations dans la justice et dans l’armée ont créé des vives tensions entre le FCC et le CACH aussi entre le président de la République et le Premier ministre.

Les deux juges ont envoyé au Chef de l’État Congolais, une correspondance qui a fuité sur les réseaux sociaux et parvenu à Timbisa news

« Sur cette correspondance on peut constater une formule stratégique de broyer du noir mais affiner au magistrat suprême qui est le président de la République. » Selon l’opinion publique

« Excellence Monsieur le Président de la République;c’est par la voix des ondes et sans consultation préalable, que nous avons apprise, le 17 juillet 2020, nos nominations en qualité de Présidents à la Cour de cassation, par Ordonnance n°20/108 du 17 juillet 2020, lesquelles ont été suivies de nos remplacements immédiats, alors que c’est depuis juillet 2014 pour le juge KILOMBA, et avril 2018 pour le juge UBULU, que par nos lettres respectives dont copies vous étaient réservées en leur temps, nous avions levé l’option de ne plus travailler à la Cour Suprême de Justice, jusqu’à l’expiration de nos mandats de neuf ans à la Cour constitutionnelle… Documents

Ces deux juges estiment que mandats respectifs à la cour constitutionnelle sont de neuf (9) ans pour chacun, et sont encore en cours.

C’est pourquoi, en conformité à la Constitution, spécialement en son article 158, alinéa 3, ces deux juges déclarent se trouver dans l’obligation de rester à la Cour constitutionnelle pour y achever leurs mandats constitutionnels.

Une nouvelle guerre des mots ou une autre série de pièges constitutionnels, voyons voir le bout de ce recadrage professionnel ou passionnel.

Jeampy MP