Mali: le président Keïta et le Premier ministre arrêtés, affirme un chef de la mutinerie

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, surnommé IBK, et son Premier ministre, Boubou Cissé, ont été arrêtés ce mardi 18 août en fin d’après-midi à Bamako par des militaires en révolte. «Nous avons pris le contrôle du président de la République et de son Premier ministre, a déclaré un chef de la mutinerie. Nous nous sommes rendus à son domicile où il était avec le Premier ministre. Nous lui avons demandé de nous suivre pour une discussion. Ils sont actuellement entre nos mains et nous montons à Kati».

Ibrahim Boubacar Keïta se trouvait dans sa résidence de Sebenikoro, à Bamako, lorsqu’il a été arrêté par des militaires mutins, vers 16h30, heure locale. Il était alors en compagnie du Premier ministre, Boubou Cissé, et de son fils, le député Karim Keïta.

Une nouvelle confirmée à timbisa.news par plusieurs sources médiatiques.

Alerte Afrique: tentative de coup d’Etat en cours au Mali (de minute en minute)LES ETATS-UNIS ont déclaré s’opposer à tout changement de gouvernement en dehors du cadre légal au Mali, y compris par l’armée,

Situation confuse ce matin à Bamako. Bruits de bottes et mécanique militaire règnent depuis ce matin alors que le personnel de l’administration publique,  les banques,  les marchés et  les espaces publics sont fermés.« Ça tire, ça tire en l’air à Kati. Ce sont des militaires » du camp Soundiata Keita, a confirmé une source sécuritaire malienne sur place. Les raisons de ce coup de colère ne sont pas claires pour le moment.

Les Etats-Unis ont déclaré s’opposer à tout changement de gouvernement en dehors du cadre légal au Mali, y compris par l’armée, a indiqué l’émissaire américain pour le Sahel, Peter Pham. « Les USA s’opposent à tout changement extra-constitutionnel de gouvernement, que ce soit par ceux qui sont dans la rue ou par les forces de défense et de sécurité », a-t-il indiqué sur Twitter.

15h48: Voici la photo du colonel Diaw présenté comme l’un des cerveaux des militaires qui tirent dans la capitale malienne.

A la mi-journée, la situation était calme et l’on n’entendait plus de tirs, selon un correspondant de l’AFP présent à Kati. « Toute la zone est bouclée par les militaires, les bérets verts », a-t-il constaté. « Nous suivons attentivement la situation. La hiérarchie militaire est entrée en contact avec les troupes, on fera une déclaration officielle dans la journée », a déclaré une source au ministère de la Défense, qui s’est refusée à parler de « mutinerie ».

Selon l’ambassadeur de Norvège, des soldats maliens se sont mutinés mardi aux abords de Bamako. Le camp militaire de Kati (camp Soundjata) d’où était parti la déstabilisation contre le président Amadou Toumani Touré (ATT) en 2012 est en ébullition . Plusieurs ministres et généraux arrêtés. Suivez la situation de minute en minute.

Le nouveau président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné, aurait été arrêté. Tout comme le ministre malien de l’Economie et des Finances,  Abdoulaye Daffé , arrêté tôt ce matin par des hommes armés.

10:50 GMT. L’état-major des armées sous le contrôle des militaires de la garde nationale conduits par  le colonel Sadio Camara, l’ancien directeur du Prytanée, l’école militaire de Kati.

11h:00 GMT: Des véhicules militaires convergent devant le département de La Défense. L’ORTM (Télévision nationale)a été évacuée pour raison de sécurité mais son signal n’est pas coupé.

12:30 GMT: le chef d’État malien, Ibrahima Boubacar Keita, se serait réfugié dans le camp des forces des Nations unies au Mali (MINUSMA). Une source sécuritaire proche du palais Koulouba dément l’information mais évoque “une mutinerie orchestrée par un haut gradé limogé la veille et qui a des comptes à régler. C’est une affaire entre militaires”.

13h58 GMT: L’Envoyé Spécial des États Unis pour le Sahel, Peter Pham, réitère l’opposition de son pays à toute prise de pouvoir par la force.

17h02: La Cédéao appelle les militaires à regagner sans délai leurs casernes. Dans son communiqué, l’organisation sous-régionale « condamne vigoureusement la tentative en cours et prendra toutes les mesures et actions nécessaires à la restauration de l’ordre constitutionnel. »