RDC: Retour sur l’essentiel de l’accord militaire signé entre USA et RDC

“Au cours de mes nombreuses visites, j’ai entendu les populations de l’Est demander que davantage d’efforts
soient consentis et, alors que la Monusco et en particulier la Force Intervention Brigade (FIB) agissent plus et mènent des opérations. Nous devons toujours nous rappeler de notre vrai ennemi – ceux qui tuent aveuglément et
sont impliqués dans des activités économiques illégales – dérobant les potentialités de la RDC, privant la jeunesse dynamique d’un avenir prospère. Le président Tshisekedi a indiqué clairement que cela ne peut pas continuer”. C’est par ces propos que l’ambassadeur des USA en RDC a résumé la volonté de son pays à l’endroit de Congo-Kinshasa.

Rompre les liens avec certains chefs des groupes armés, parait le leitmotiv dudit accord.

À l’en croire, les FARDC ont une mission très difficile, une mission vitale et, afin de réussir, elles doivent rompre les liens que certains officiers ont tissés avec quelques groupes armés.

“Les FARDC doivent tenir pour responsables ceux qui minent leur fière institution en recherchant des gains financiers personnels. Nous constatons des progrès et nous savons que c’est difficile, mais
davantage d’efforts s’avèrent nécessaires – les professionnels au sein des FARDC méritent mieux, ils ne devraient pas servir aux côtés de ceux qui font passer leurs intérêts personnels avant ceux de la nation”, a ajouté le diplomate américain.

Ce protocole d’accord a pris du temps à se réaliser, a-t-il rappelé, tout en précisant que sa réalisation est due en
grande partie à l’engagement du Président Félix Tshisekedi et de son administration à
lutter contre la traite des personnes et à exiger des comptes pour tout abus.

Quatre piliers

“En signant ce protocole d’accord, les États-Unis répondent à la volonté du
président Tshisekedi et du ministre de la Défense Ngoy Mukena de répondre aux
exigences d’une armée moderne et d’aider les FARDC à se professionnaliser et à améliorer la qualité de vie de leurs soldats”, a fait savoir Mike Hammer.

À lui d’ajouter : “le document que nous signons aujourd’hui trace une voie pour les États-Unis pour aider les FARDC avec quatre piliers qui sont au centre de notre coopération militaire:

• la coopération civilo-militaire,

• les communications
stratégiques,

• le soutien technique à la construction, et

• le soutien de
l’apprentissage de l’anglais.

Dans ces quatre domaines, a-t-il souligné, les États-Unis aideront les FARDC à atteindre leurs objectifs d’améliorer la communication avec la population civile, de mettre l’accent sur les droits de l’homme et de continuer à professionnaliser sa force, notamment grâce à des programmes en anglais qui ouvriront encore plus de voies à la formation militaire.

Source Voici l’essentiel de l’accord militaire signé entre USA et RDC