En RDC, des éléments nouveaux remettent en cause la condamnation de Kamerhe

Des éléments nouveaux sont apparus dans l’affaire Vital Kamerhe, le chef de cabinet du président Tshisekedi condamné à 20 ans de travaux forcés pour détournement de fonds. Ces éléments pourraient justifier un appel contre la condamnation.

Le vent pourrait tourner pour Vital Kamerhe, le directeur de cabinet du président de la RDC condamné en juin dernier à 20 ans de travaux forcés pour une affaire de corruption portant sur la livraison maisons préfabriquées. Des éléments nouveaux ont été rendus publics ces dernières semaines, qui seraient de nature à justifier un procès en appel contre la condamnation, selon plusieurs sources. Par ailleurs, le climat politique tendu en RDC offre une opportunité à Vital Kamerhe, toujours actif après sa condamnation, et à son parti, l’Union pour la Nation congolaise (UNC), de se rapprocher du président Tshisekedi.

Vital Kamerhe, une des personnalités politiques les plus influentes du Congo, avait été arrêté en avril dernier, emprisonné et accusé d’avoir détourné des fonds pour 50 millions de dollars. Le procès avait été expéditif, et de nombreuses voix s’étaient élevées contre cette condamnation. « Aucune pièce n’a été produite durant le procès attestant le détournement de fonds », maintient la défense du condamné. En outre, le président du Tribunal Raphaël Yanyi est décédé durant le procès dans des conditions mystérieuses.

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